18/07/2018

Le Ferré Club (n° 47) by SCL Le Chant Du Hibou - 18 juillet 2018

Une émission préparée par Chris et Sylvie, que vous pouvez retrouver sur le site leo-ferre.eu. Un grand merci à elles.


Au sommaire : Générique SCL - La poésie...

"- Si ça n'va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demand'ras
La Poésie
On t'ouvrira
Même si ell' n'est pas là
D'ailleurs ell' n'est pas là
Mais dans la têt' d'un fou
Qui s'prend pour un hibou
A regarder la nuit
Habillée de souris
Comme sa bonne amie
La Poésie -"

... - Les oiseaux du malheur - Les hiboux (Ch. Baudelaire ; en public "Alors Léo") - Anecdote dans "Alors Léo" à propos du hibou Sosthène - Les copains de la neuille (en public "Alors Léo") - L'Opéra du Pauvre (l'avocat de la Nit est un hibou) : premier tableau, scène 4 (le hibou et le coq) + scène 5 (le code de la Nuit, duo Nuit / hibou) - texte Demain, par Joan Pau Verdier...

"- Au premier hibou de service, à Orly, je me tire, c'est sûr. Je n'ai pas le temps de vous expliquer pourquoi, mais c'est ainsi. Moi, les oiseaux de nuit, je les mets à mon heure, les fuseaux horaires, je m'en arrange. Sur mon hibou 747 je pars en vacances, et mes vacances c'est Demain. Demain, c'est la mort aux lèvres et le sourire de la Joconde rentrée dans le poing de Vinci.

Demain c'est la seule idée valide que je vous concède. Vos constitutions, vos morales, votre café au lait du matin, vos chemises échancrées qui plissent sur le pressing, le premier à gauche, dans votre quartier, tout ce qui vous muselle, tout ce que vous adorez, tout ce qui est votre mort quotidienne, tout cela, pour moi, c'est terminé.

Sur les lacs, des chevaux mangent des fleurs fanées, et leurs photos ses reflétant dans les eaux tristes leur reviennent à leurs museaux tout embrumés. Demande-donc une douzaine de chevaux à ton fleuriste.

Demain ? Un mot, un fauteuil désossé, une chanson parlée d'une voix mesurée au métronome des grands vents du nord battant sur la chaussée d'une ville perdue, une fille extasiée dans un coin de porte et se signant à l'approche du voleur de filles, une lettre postée trop tôt et que le collecteur du courrier à Paris, à 17 h 30, ne voudra pas te rendre parce qu'il ne te connaît pas, le tube d'aspirine que tu manges en te grattant la tête et en cherchant de côté un regard fraternel, cette bouteille d'eau minérale qui ne vient même pas de la terre, cette auto qui dérape et qui engorge l'autoroute.

Demain ? Au premier hibou de service, à Orly, je me tire, je deviens moins un. Rien. Je suis Rien.

Le mec que tu regardes, ce soir, sur la scène, ce mec aux cheveux blancs, avec sa tête qui ressemble à un trapèze, n'est pas là.

Les chansons qu'il chante, tout ce qui t'arrive dans les yeux et les oreilles, tout cela a été fait, dit, et redit depuis longtemps.

Le mec que tu regardes, c'est de l'illusion.

Demain, c'est la mort figurée. On vous la vend, cette mort figurée on vous vend cet artiste pâli sous des projecteurs réglés, soumis. On vous vend par petits paquets, par petits fauteuils, à des prix acceptables, un artiste qui s'est vendu pour un prix accepté.

L'argent c'est le sourire du désespoir. Demain, c'est aussi le désespoir. Alors, Demain tu seras riche, mon camarade. Car ce que je te donne n'a pas de prix.

Accepte-moi comme je t'accepte.

Demain, je t'aime.
-"

... - Le chant du hibou (Léo Ferré, pour violon et orchestre)

Pour réécouter Le Ferré Club (n° 47) by SCL Le Chant Du Hibou, c'est ici !

17/07/2018

Le Ferré Club - Hors-série N° 1 - 16 juillet 2018

Il y a toujours un peu de tristesse quand se pointent ces chiffres qui font mal au dicteur. Un quart de siècle sans Léo, c'est l'occasion pour Le Ferré Club de réunir quelques amis, et papoter à la cool autour de quelques chansons de Léo.


Un grand merci à (par ordre d'apparition dans les studios) Patrick, Xavier, Guillaume, Stephen, Hervé, Laurent, Alaric, Ronan, pour leur présence, leur confiance et leur enthousiasme.

Avec : Générique - Préface (en public "Sur la scène") - On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans (version piano) - Les anarchistes (en public "Mai 68") - Pauvre Rutebeuf - Le temps du plastique - La servante au grand coeur - Les poètes de sept ans - Ton style - La "the nana" (+ version alternative) - Mon Sébasto - Sans façon - Les cosaques zaporogues (La chanson du mal-aimé) - Voie lactée ô soeur lumineuse (La chanson du mal-aimé) - Le conditionnel de variétés - Les romantiques - Richard - L'espoir - Les assis - Les professionnelles (L'Opéra du Pauvre) - La cloitrée (L'Opéra du Pauvre) - Words words words (version instrumentale) - Piccina - La mémoire et la mer - La complainte de la télé - Thank you Satan (en public "Alhambra 1961") - Les rupins (émission Avants-premières) - Ecoute ! ("Je parle à n'importe qui) - La langue française - Je vous vois encore - A celle qui est trop gaie - Elsa - Les anarchistes (en public "Récital 1969 en public à Bobino") - Ni dieu ni maitre (en public "Récital 1969 en public à Bobino") - Il n'y a plus rien - L'imaginaire - Night and day - La violence et l'ennui - L'amour fou - Il n'y a plus rien (en public "Sur la scène") - Frères humains / l'amour n'a pas d'âge - Coriolan (Ludwig van Beethoven, direction : Léo Ferré) - Mister Giorgina - Monsieur tout blanc - Les amants tristes - Alors vint le printemps (mix : Alaric) - L'étranger

A l'issue du direct, diffusion de l'intégralité de la discussion avec Mathieu Ferré, Patrick Ullmann et Alaric Perrolier (LFC n°42, 43, 44)

Un grand merci à Chris et Sylvie de chez leo-ferre.eu pour leur soutien amical, et pour bien plus encore. Merci à Christiane, amie attentionnée. Merci à Daniel, compagnon d'idées et de musique. Merci à Geneviève, copine de la Nuit. Merci à Geneviève (une autre) pour son enthousiasme. Merci à Michel pour son écoute attentive. Merci mon Frédo !

Pour réécouter Le Ferré Club "Hors-série N° 1" du 16 juillet 2018, c'est ici :
Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5

16/07/2018

11/07/2018

Le Ferré Club (n° 46) Ici, ailleurs ou autre part - 11 juillet 2018

"Sans se connaitre on s'est aimé, et même si ce n'est pas vrai..."


Au sommaire : Générique - Les oiseaux du malheur - La lettre - La banlieue - Mon rêve familier - Si tu t'en vas - L'amour meurt - La vie d'artiste - Blues - La solitude - La grève

 
Pour réécouter Le Ferré Club (n° 46) "Ici, ailleurs ou autre part", c'est ici ! (ailleurs ou autre part)

10/07/2018

L'Été en Pente Noire - Saison 3, épisode 1 / Spéciale The Cure by Max

Pour ce premier rendez-vous de la saison, Max (que vous retrouvez habituellement lors de l'émission Y a de la fumée dans le poste) nous fait parcourir les premières années de création du groupe The Cure, et tout particulièrement dans le triptyque Seventeen seconds, Faith et Pornography.

Avec : Killing an arab (Peel session, 1978) Grinding halt (Three imaginary boys, 1979) Boys don't cry (Peel session, 1978) Play for today (Seventeen seconds, 1980) At night (Seventeen seconds, 1980) The holy hour (Faith, 1981) The funeral party (Faith, 1981) The drawning man (Faith, 1981) Faith (Faith, 1981) One hundred years (Pornography, 1982) The figurehead (Pornography, 1982) The kiss (Kiss me kiss me kiss me, 1987)

mais également : Joy Division, Transmission - Frustration, Victoires prochaines (reprise de Seconde Chambre) - Dead Can Dance, The host of Seraphin - Joy Division, Shadowplay - Jessica 93, Asylum - Hubert-Félix Thiéfaine, Les dingues et les paumés - Thom Yorke, Harrowdown hill / Intro : Mondo Grosso, Souffles H (King street club mix) - Serge Gainsbourg, L'anamour - Saez, Police - The Jam, Pop art poem - Léo Ferré, La méthode - The Smiths, Last night I dreamt that somebody love me (... just another false alarm)

Un grand merci à Max pour ces quelques heures de partage sur l'antenne sans dieu ni maitre. Merci à Christiane, amie attentive et attentionnée. Merci à Sylvain à Montreuil, soigne-toi bien ! Merci à Enrick, partageux de feel good. Merci Frédo !

Pour réécouter l’Été en Pente Noire- Spéciale The Cure by Max, c'est ici :
Partie 1 - Partie 2 (MP3, 140 Mo + 127 Mo)

06/07/2018

Pour Claude Lanzmann

Quand le film Shoah est sorti, j'ai eu l'honneur d'assister à une projection rue Cadet, au Grand-Orient de France. C'était une projection organisée en présence de l'auteur du film, pour un public composé d'anciens déportés, d'anciennes déportées, de membres de leurs familles et de leur entourage.

La tuberculose avec laquelle il était revenu de déportation avait déjà eu raison de mon grand-père. C'est sur l'invitation de Kiwa (Charles) et Esther (Era) B. que ma mère avait été conviée. J'étais encore bien petit mais, pour maman, il était important que je l'accompagne. Je ne savais pas vraiment où j'allais. J'étais surtout très content de rencontrer ce moustachu charismatique qui parlait si bien des voyages, des cultures du monde, de la nature à la télé.

Si je me souviens de ma déception d'enfant en comprenant que Claude Lanzmann n'était pas son frère, Jacques, ce dont je me souviens surtout, c'est des larmes d'Era et, bien plus encore, d'une forme de sérénité sur le visage de Charles à l'issue de la projection, presque souriant. Le contraste avec la tristesse de son épouse tant aimée était saisissant. Avec la douleur du sujet du film aussi - je n'étais pas encore en âge d'être conscient de l'abomination du crime perpétré par les nazis, le génocide des populations juives, la déportation de populations considérées comme dangereuses ou inférieures car différentes, mais le sujet était assez présent à la maison pour que j'aperçoive cette douleur.

Plus tard, en revoyant Shoah, j'ai cru comprendre ce qu'avait probablement ressenti Charles ce jour-là. Il existait dorénavant une oeuvre qui montrerait à demain les horreurs d'hier, qui porterait les témoignages de ceux et celles qui avaient survécu à cette machine de mort - ainsi il ne serait plus possible de nier que cela avait existé -, qui dirait à ceux qui furent responsables qu'ils ne seraient jamais en paix, à ceux et celles qui s'en foutent qu'ils ne peuvent s'en foutre. Il existait dorénavant un film qui serait, en lui-même, porteur d'une part d'Histoire, gardien d'une mémoire, témoignage comme aucun autre de la plus atroce industrialisation de la mort qu'ait pensée l'Homme - l'espoir que plus jamais la bête immonde sorte de sa tanière.

Plus tard encore, j'ai compris que ce ne serait pas si simple... - et si tu suis l'actualité, que d'occasions tu trouveras pour te demander si, bientôt, il y aura encore des lieux pour diffuser Shoah, des yeux pour regarder ce film, des coeurs pour le comprendre.

Il arrive qu'à un crime contre l'humanité réponde une oeuvre qui tiendrait volontiers du bienfait pour l'humanité. Il arrive même que cette oeuvre panse certaines plaies, parmi les plus profondes. Merci monsieur Claude Lanzmann.

Ce soir, j'ai pleuré pour vous, pour ceux et celles qui sont partis, pour ceux et celles qui ne sont pas revenus.

Davou, 6 juillet 2018


04/07/2018

Le Ferré Club (n° 45) L'été 2018 - 4 juillet 2018

"L'imagination est une mer sans fond... Imagine ! Imagine !"

Au sommaire : Générique (ni dieu ni maitre) - L'Opéra du Pauvre : épilogue (plaidoirie du poète) - Monsieur tout-blanc - Ils ont voté - La gitane - Vison l'éditeur - Le temps du tango - L'Opéra du pauvre : le tango Nicaragua - L'Opéra du Pauvre : Miseria - L'étranger (Ch. Baudelaire) - Niente piu (remix)

Merci à Christiane, la base. Merci à Chris et Sylvie, pour leur soutien et leur amitié. Merci Frédo !

Pour réécouter Le Ferré Club (n° 45) "L'été 2018", c'est ici !

27/06/2018

Le Ferré Club - Discussion avec Mathieu Ferré, en compagnie de Patrick Ullmann et Alaric Perrolier

L'intégralité de la discussion avec Mathieu Ferré, en compagnie de Patrick Ullmann et Alaric Perrolier, est à présent en ligne !


Partie 1 (LFC n° 42)http://missnight.blogspot.com/2018/06/le-ferre-club-n-42-discussion-avec.html

Partie 2 (LFC n° 43)http://missnight.blogspot.com/2018/06/le-ferre-club-n-43-discussion-avec.html

Partie 3 (LFC n° 44) : http://missnight.blogspot.com/2018/06/le-ferre-club-n-44-discussion-avec.html

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Le Ferré Club (n° 44) Discussion avec Mathieu Ferré, en compagnie de Patrick Ullmann et Alaric Perrolier (3ème partie)

Troisième et dernière partie d'une longue discussion menée avec Mathieu Ferré, en compagnie de Patrick Ullmann et Alaric Perrolier, enregistrée le 27 avril 2018 dans les studios de Radio Libertaire. Dans cette troisième partie, Mathieu parle de son rapport avec l'oeuvre de son père, et Alaric nous parle de son activité au sein de La mémoire et la mer.

Un grand merci à Mathieu Ferré, ainsi qu'à Patrick Ullmann et Alaric Perrolier, pour leur gentillesse, leur confiance, et cette belle soirée passée ensemble autour de Léo.

Avec : L'homme - L'été 68 - Le mal - Opus X

Merci à Guillaume pour son soutien. Merci à Chris et Sylvie de chez leo-ferre.eu pour leur soutien. Merci à Frantz Vaillant. Merci Frédo !

Pour réécouter Le Ferré Club (n° 44) Discussion avec Mathieu Ferré, en compagnie de Patrick Ullmann et Alaric Perrolier (3ème partie), c'est ici !

La première partie est ici !
La deuxième partie est ici !